
De nombreux étrangers résidant en Thaïlande sont mariés à des citoyens thaïlandais et envisagent naturellement l'acquisition d'un bien immobilier dans le cadre de leurs projets à long terme. Cependant, la législation thaïlandaise en matière de propriété immobilière impose des restrictions importantes aux étrangers , notamment en ce qui concerne les terrains. Si vous êtes étranger et marié à un(e) Thaïlandais(e), il est essentiel de comprendre le fonctionnement de la propriété immobilière et de connaître vos droits.
Non. La loi thaïlandaise interdit formellement aux ressortissants étrangers de posséder des terres à leur nom, même s'ils sont mariés à un citoyen thaïlandais.
Cela signifie que même dans le cadre d'un mariage légalement reconnu, un conjoint étranger ne peut pas être copropriétaire d'un terrain avec son partenaire thaïlandais. Si un terrain est acquis pendant le mariage, le Département foncier thaïlandais ne l'enregistrera qu'au nom du conjoint thaïlandais , et seulement si celui-ci peut prouver que les fonds utilisés provenaient de biens personnels (non matrimoniaux).
Lorsqu'un ressortissant thaïlandais marié à un étranger achète un terrain, le couple doit signer une déclaration conjointe au bureau du cadastre. Ce document atteste que le terrain a été acquis exclusivement avec les fonds personnels du conjoint thaïlandais , et non à titre de bien commun.
En signant cette déclaration :
Bien que les étrangers ne puissent pas être copropriétaires du terrain, ils peuvent légalement être copropriétaires ou participer à la construction de la maison qui y est érigée. Le terrain et la construction sont considérés comme deux actifs juridiques distincts.
Cet arrangement doit être clairement documenté, idéalement par un acte de propriété (tabien baan) et un contrat de construction . Toutefois, en l'absence de séparation claire des biens, la propriété légale de la maison pourrait également revenir au conjoint thaïlandais.
L'un des principaux problèmes liés à cette situation survient en cas de divorce :
Dans de rares cas, un avocat familial compétent peut présenter des preuves devant le tribunal pour étayer la contribution financière du conjoint étranger, mais le succès n'est pas garanti.
Contrairement aux terrains, les étrangers peuvent légalement posséder des appartements en copropriété en Thaïlande à leur propre nom, jusqu'à 49 % de la surface totale vendable de tout projet de copropriété enregistré.
💡 Pour la tranquillité d'esprit et une propriété claire, il est fortement recommandé aux étrangers d'acheter des condominiums à leur propre nom , en utilisant des fonds transférés en Thaïlande en devises étrangères.
L'acquisition d'un terrain ou d'un bien immobilier par l'intermédiaire de votre conjoint thaïlandais peut sembler une solution simple , mais elle comporte d'importantes limitations et des risques juridiques considérables . Sans les documents appropriés et une stratégie juridique adéquate, vous pourriez vous retrouver sans aucun droit légal sur le bien dans lequel vous avez investi.
Bien que je ne sois pas avocat, je me spécialise dans l'accompagnement des clients étrangers dans leur recherche de biens immobiliers adaptés et conformes à la loi en Thaïlande. Je travaille en étroite collaboration avec des avocats agréés afin de garantir la sécurité et la transparence de chaque transaction dès le départ.
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